établissements scolaires et circulaire

Des toreros sont régulièrement conviés dans les établissements scolaires pour y donner des « leçons de tauromachie » ! Des professeurs d'Espagnol jugent bon de faire du prosélytisme. Pourtant, il n'appartient pas à l’Éducation nationale de promouvoir la corrida, le devoir d’éducation étant incompatible avec l'exaltation de la violence et la banalisation de la cruauté.

« Le temps est venu de prendre en compte l’impact de ce spectacle sur les enfants et les adolescents. En effet, il existe, dans la corrida, une violence centrale et une souffrance imposées dans le cadre d’un rapport radicalement inégal » affirment les spécialistes de l’enfance.

Alliance anti-corrida

8 février 2008, le chef de cabinet de Xavier Darcos, ex-ministre de l'Éducation nationale, reçoit Claire Starozinski, fondatrice de l’Alliance Anticorrida en compagnie de son conseiller technique. Cette dernière lui présente un dossier circonstancié mettant en évidence la publicité dont bénéficie la corrida au sein des établissements scolaires ainsi qu'une pétition signée par 9 352 parents d'enfants scolarisés dans les onze départements pollués...

Quatre jours après cet entretien,nous recevons copie de la circulaire envoyée aux recteurs en leur demandant, entre autres, que « les opérations menées dans les établissements scolaires soient exemptes de tout prosélytisme ». Dont acte !

Depuis lors, l'Alliance Anti-corrida intervient dans les écoles, collèges et lycées, pour apporter la contradiction et faire découvrir aux élèves le douloureux visage de la corrida, dans le respect des valeurs et des personnes.


Alliance anti-corridaOctobre 2018, un parent d'élève du lycée Savary de Mauléon (Sables-d’Olonne) informe l'Alliance Anticorrida qu'un professeur d'espagnol donne des cours sur le déroulement d'une corrida, étape par étape, photos à l'appui. L’enseignante expliquerait que « le taureau ne sent rien quand on lui enfonce des banderilles car il a la peau dure ». Curieusement, le proviseur n'a pas daigné répondre à notre courrier. Nous avons donc, comme à l'accoutumée, engagé une cyberaction auprès de nos membres ainsi que sur les réseaux sociaux, afin d'interpeller l'administration et être entendus. Pendant une semaine, nous avons été harcelés, insultés et menacés par les élèves du lycée qui ont jugé utile de défendre leur professeur. Rien d’étonnant quand on laisse des adolescents gérer une situation dont ils n'ont pas à connaitre et qu'ils ne maîtrisent pas… La page Facebook du lycée est d’ailleurs gérée par ces mêmes élèves. Selon le journal Ouest-France la direction du lycée aurait déposé plainte contre l’Alliance Anticorrida le 18 octobre. Du jamais vu !



Alliance anti-corridaFévrier 2016, invitée par les BTS Communication de la CCI de Nîmes, Claire Starozinski a répondu aux questions des étudiants sur le pourquoi de son engagement. Elle a évoqué le temps où, habitant près des arènes, elle percevait les clameurs qui scandaient la torture et l’exécution des taureaux. Contre cette ignoble pratique, le combat sera encore long, mais victoires et ralliements à la cause sont autant d’encouragements. Au même titre que l’accueil chaleureux réservé, ce jour-là, le chef d’établissement, les étudiants et les enseignants !



Alliance anti-corridaNovembre 2011, deux établissements scolaires se retrouvent dans le collimateur de l'Alliance anti-corrida. Des scènes de tauromachie ornent en effet les murs des collèges George-Ville à Pont-St-Esprit (30) et Charloun Rieu à Saint-Martin-de-Crau (13). Midi-Libre se fait alors l'écho de nos interventions auprès des directeurs, des recteurs et des inspecteurs des académies concernées. Les murs devraient être repeints en 2013.


10 juin 2011 en pleine feria de Pentecôte, à Nîmes, Claire Starozinski, présidente de l'Alliance anti-corrida, s’est prêtée au jeu des questions-réponses devant soixante élèves du collège Doumergue de Sommières (Gard). Opposée au matador Morenito de Nîmes, elle a bataillé pendant deux heures et demie, face à un auditoire en majorité acquis à la tauromachie, parfois à la limite de l’hostilité.

Elle est néanmoins parvenue à capter l’attention des collégiens en dénonçant les sévices infligés aux taureaux et aux chevaux. Elle a décrit la souffrance niée par le milieu taurin, quand elle n’est pas délibérément sublimée, mettant en évidence la cruauté de cette pseudo tradition et démontant l’alibi culturel qui est, depuis trop longtemps, le faux nez d’une injustifiable barbarie.


Alliance anti-corrida

Novembre 2010, un professeur d'espagnol du collège nîmois Emmanuel d'Alzon prévoyait de faire découvrir la corrida aux élèves de sixième avec un torero ! Alertée, Claire Starozinski a saisi Yvan Lachaud, directeur de l'établissement et député aficionado du Gard. Invoquant des « pressions  » l’intervention a été supprimée...


Mars 2009, une conférence sur la tauromachie était prévue au lycée Jean-d’Arcet d'Aire-sur-Adour (Landes) en présence de toreros. Saisi par l'association, le proviseur a renoncé et a demandé l'accord des parents pour les élèves qui désireraient y participer dans la soirée. Sur 185 élèves, 9 seulement se sont montrés intéressés. Dans la foulée, le proviseur a convié l'Alliance Anti-corrida à intervenir pour « présenter les autres aspects de la corrida ».